Lors d’un dîner organisé par les hébergés d’un centre proche d’un agréable canal parisien, je fais la connaissance de ce jeune homme si discret.
D’origine afghane, anglophone, et bien que son arrivée soit très récente, il s’exprime bien, ce qui récompense ses énormes efforts pour apprendre la langue de Molière. F., 28 ans, souhaiterai prendre des cours pour se perfectionner. Son avenir, il le voit en France, régularisé, travaillant en tant que mécanicien, activité qu’il a apprise durant son séjour en Angleterre. Il a entrepris des démarches auprès de différents organismes pour avoir des papiers, mais c’est très long et difficile.
Le centre, il l’a connu grâce à une femme qui l’a mise en relation, lorsqu’il allait se nourrir au centre Bichat, quant il vivait dans la rue. A son arrivée, il a la chance d’avoir pour « colocataire » un jeune homme trilingue (Anglais, Espagnol, Français). Peu à peu, les barrières de la langue s’amenuisant, il a appris à jouer au billard ; et il est plutôt bon selon ses camarades ! Il est très apprécié et participe souvent aux activités proposées par le centre.
Un jour, si la situation s’arrange, il aimerait retourner en Afghanistan…Il pense à sa mère, seule là-bas, car son père et sa sœur sont décédés, et lui, est à des milliers de kilomètres, à tenter sa chance pour une vie meilleure.

